Spadassins De l'Ombre

Cadeau pour le chasseur.

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Cadeau pour le chasseur.

Message par Invité le Mar 15 Jan - 14:53

Parce que dans une autre vie, passée ou future, moi aussi j'ai connu, ou connaitrai, des histoires. Et parce que mon plaisir est de la partager avec vous, je viens vous la conter, assise près de vous, mon regard épiant vos réactions et mon sourire cherchant le votre.

Cette histoire, d'après les anciens, était une légende, et comme toutes les légendes, des rumeurs la disaient vraie !

Un conte comme tant d'autres, qui commencerait par il était une fois et se finirait par l'inévitable pour toujours ! Mais voilà dans ce conte, pas de princesse, ni de prince, pas de grenouille ou de bête métamorphosée. Dans ce conte, il y a un Aigle majestueux et une Déesse, des plus divines il va de soit.

Qu'ont-ils en commun ? Rien, absolument rien ! Pas plus que le chaud et le froid, le jour et la nuit. Et pourtant, alors même qu'ils n'en savent rien, tout les unis déjà ! Mais écoutons la voix qui nous conte cette histoire .....

Dans un pays très lointain, sans couleur, sans odeur et sans gout, un pays qui n'avait d'autre charme que celui de faire la guerre à ses voisins, vivait un peuple avide de pouvoir, cruel pour ses semblables et traitre envers les siens. Bel endroit me direz-vous !

Dans un village de ce pays, était arrivée bien malgré elle, une femme d'une grande beauté. Lumineuse et radieuse, tel un soleil au plus haut du ciel, elle répandait douceur, couleur et milles parfums autour d'elle. Ses longs cheveux d'or laissaient, derrière son passage, un éclat de lumière enchanteur, son sourire résonnait telle une chanson s'égrenant au fil du vent, quant à ses yeux, d'un bleu azur, ils semblaient refléter à la fois le ciel et la mer comme un miroir magique.

Cependant la vie était bien difficile pour la Déesse. Rien, dans ses efforts, ne semblait réjouir la population du village. Elle avait beau y mettre tout son cœur et toute sa volonté, rien n'y faisait, à chaque nouvelle tentative, on lui riait au nez ! Jour après jour, la Déesse perdait de sa lumière et de son éclat. L'aura de sa gaieté naturelle et de sa joie spontanée s'effilochait au gré des moqueries et de l'ignorance du peuple. La belle ne devenait plus que l'ombre de d'elle-même et bientôt, la grisaille et la tristesse du pays prendrait place dans son cœur, dans son âme, elle perdrait tout ce qui faisait d'elle un être à part.

Au delà de cet endroit, existait un pays inconnu, un pays sombre de foret, rafraichissant de lacs et de fleuves, un monde où régnaient les Aigles. Un de ses oiseaux fiers et libres décida un jour de prendre son envol, de visiter le monde, découvrir au delà des terres et des mers des peuples différents.

Un matin, il plana au dessus du pays de la grisaille et, de son regard perçant il scruta le sol. Il vit des gens, des tas de gens qui se croisaient sans se regarder, sans se parler, sans peut-être même savoir qu'ils étaient là, les uns à cotés des autres. Il décida de se poser et de rencontrer ce peuple, mais aucun villageois ne voulait lui parler, certains même eurent envie de le chasser et il se cacha dans une petite maisonnette. Il avait choisi celle-ci car une lumière scintillait à l'intérieur et que jusque là, il n'avait vu ni lumière, ni couleur dans le village.

Une très jolie dame, notre Déesse, était là, un doux sourire aux lèvres et accueillit son visiteur avec grâce, charme et gentillesse. L'Aigle fut étonné et, à vrai dire, ravi de trouver une âme aussi belle et charitable. Elle lui conta alors comment de toutes ses forces, elle avait tenté de colorer la vie de ces pauvres gens et comment ses efforts avaient été vains. Son regard se voila de tristesse, sa lumière se perdait dans l'obscurité de ses nuits solitaires et elle ne survivrait plus très longtemps.

L'Aigle, animal intelligent, s'éprit immédiatement de la Déesse. Il l'a pris alors avec précaution entre ses ailes et la berça lentement, la couvrant de mots tendres et de baisers. La jeune femme sentit la chaleur envahir son cœur, puis son corps, la douceur de la voix rauque de l'Aigle et l'amour si soudain, si fort, qu'il lui portait, ravivait le feu en elle, rallumait la lumière en son âme. Il lui proposa de rester à jamais avec lui et elle accepta, une lumière jaillit alors de la petite maison, éblouissant tous les gens du village, qui se demandaient bien ce que cela pouvait être. La lumière s'éleva dans le ciel et l'Aigle, sa Déesse délicatement posée dans ses bras, s'envola loin du pays de malheur pour construire un nouveau monde avec celle qu'il aimait plus que tout.

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