Spadassins De l'Ombre

Le "Livre des Deux Principes" ou comment le Bien et le Mal régissent le monde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le "Livre des Deux Principes" ou comment le Bien et le Mal régissent le monde

Message par Invité le Mar 8 Mar - 19:23

Un livre épais, une solide couverture en cuir, un peu usée à force d'être manipulée et la tranche des pages jaunies par le temps. En ouvrant le livre, la page de garde indique.

Du Catharisme et des Fondements Premiers de la Religion


Dernière édition par Le Penseur le Mar 8 Mar - 19:48, édité 2 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Le PATER NOSTER

Message par Invité le Mar 8 Mar - 19:25

"Père Saint, Dieu juste des bons esprits, toi qui jamais ne te trompes, ni ne mens, ni ne doutes — de peur d’éprouver la mort dans le monde du dieu étranger, puisque nous ne sommes pas du monde et que le monde n’est pas de nous — donne-nous à connaître ce que tu connais et à aimer ce que tu aimes.

Pharisiens séducteurs qui vous tenez à la porte du royaume, vous empêchez d’entrer ceux qui voudraient entrer, alors que vous autres vous ne voulez pas ; c’est pourquoi je prie le Père Saint des bons esprits qui a le pouvoir de sauver les âmes, et par le mérite des bons esprits les fait grener et fleurir, et à cause des bons donne la vie aux méchants – et il le fera aussi longtemps qu’il y aura des bons au monde, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun de mes petits, ceux qui sont des sept royaumes et sont descendus du Paradis quand Le Malin les en a tiré sous le prétexte trompeur que Dieu ne leur a permis que le bien, et que le diable, parce qu’il était très faux, leur permettrait le bien et le mal, et dit qu’il leur donnerait des femmes qu’ils aimeraient beaucoup, qu’il leur donnerait le commandement des uns sur les autres, et qu’il y en aurait qui seraient rois, comtes ou empereurs, et qu’avec un oiseau ils pourraient en prendre un autre et avec une bête, une autre bête.

Tous ceux qui lui seraient soumis descendraient en bas et auraient le pouvoir d’y faire le mal et le bien comme Dieu en-haut ; il leur valait beaucoup mieux (disait le diable) être en bas où ils pourraient faire le mal et le bien, qu’en haut où Dieu ne leur permettait que le bien. Et alors ils montèrent sur un ciel de verre et autant s’y élevèrent, autant tombèrent et périrent ; et Dieu descendit du ciel."

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Le BIEN et le MAL

Message par Invité le Mar 8 Mar - 19:31

« … pourquoi certains êtres sont-ils corruptibles et d’autres non, s’il est vrai qu’ils sont formés des mêmes éléments ? [...]… les principes ne sauraient être les mêmes. »
« … ces principes seront-ils incorruptibles ou corruptibles ?[...]… tout ce qui périt revient aux éléments dont il est formé…[...]… comment les êtres corruptibles existeront-ils si leurs principes sont supprimés ?
Les contraires se ramènent à des principes : l’être et le non-être, l’un et le multiple.»
« ... Mais si le Seigneur vrai Dieu, avait, au sens propre et principal,
créé les ténèbres et le mal,
il serait à n'en pas douter la cause et le principe de tout mal,
ce qu'il est vain et funeste de penser.»
« Le bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni le mauvais arbre de bons.
toute plantation que n’a pas plantée Mon Père céleste sera arrachée. »

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

La VIE, la MORT et la REINCARNATION

Message par Invité le Mar 8 Mar - 19:33

"Si, à la fin des temps, le Mal est définitivement vaincu
et toutes les âmes errant encore sur terre retournent vers Dieu,
elles doivent accomplir, ici-bas,
une longue épreuve à travers plusieurs vies humaines.
La mort n'est que le passage d'une vie à une autre,
et la dépouille, corps de boue, oeuvre du Diable, retourne,
sans cérémonie, sans cercueil, à la terre. Mais, de préférence,
hors des cimetières aristoléliciens.

L'âme ne quittant le corps qu'après trois ou quatre jours,
les Parfaits, pour la guider, doivent demeurer
tout ce temps auprès du mort.
L'Enfer, tel que le représente l'Eglise d'Aristote,
n'existe pas pour les "Bons Hommes".
L'Enfer, c'est la dure épreuve que l'âme,
au cours de ses vies successives,
subit en ce monde de ténèbres pour trouver le salut.
La réincarnation est un long supplice qui ne cesse
que lorsque toutes les âmes célestes retrouvent
le chemin salvateur de la lumière menant à Dieu".

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

C'est en l'Homme que réside le pouvoir de changer le monde

Message par Invité le Mar 8 Mar - 19:35

« ... Dieu ne fait pas de beaux blés et n'en a cure,
c'est le fumier qu'on met dans la terre qui les fait ...»

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Le MYTHE de l'UNICORNE

Message par Invité le Mar 8 Mar - 19:37



« Quand l’homme vit venir vers lui cette bête qui a nom unicorne, il se mit à fuir, craignant d’être dévoré par elle.
Et pendant qu’il courait, il advint qu’il tomba dans une fosse, mais dans sa chute il s’accrocha à un arbre et s’y retint fortement.
Il y avait dans cette fosse une souche où il appuyait les pieds. Et en considérant sa situation, il vit deux rats, l’un blanc et l’autre noir, qui rongeaient déjà la racine de cet arbre et l’avaient tellement rongée qu’elle était sur le point de céder.
Examinant la profondeur de la fosse, il vit qu’il y avait au fond un dragon au regard farouche qui jetait des flammes par la gueule qu’il tenait ouverte pour le dévorer.
Regardant encore, il s’aperçut que de la souche où il appuyait ses pieds sortaient les têtes de quatre serpents.
Levant les yeux, il vit enfin que de l’arbre auquel il se tenait accroché, dégouttait un filet de miel ; et pour l’amour de la douceur du miel il oubliait tous les maux qui l’environnaient. C’est là l’image de tous ceux qui aiment ce monde. »



Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Le MYTHE du PELICAN

Message par Invité le Mar 8 Mar - 19:40




"Il y a un oiseau qu’on appelle pélican, qui est lumineux comme le soleil, et qui accompagne le soleil. Cet oiseau eut des petits. Et comme il les laissait au nid, et allait accompagner le soleil ailleurs, il venait une bête, qui mutilait ces petits, et leur coupait le bec. Quand le pélican revenait à ses petits, trouvant qu’ils avaient été mutilés et qu’ils avaient perdu le bec, il les soignait. Comme cela avait lieu fréquemment, à la fin le pélican imagina de dissimuler sa clarté, et ceci fait de se cacher près de ses petits. Quand la bête viendrait, il la prendrait et la tuerait, afin qu’elle ne pût à l’avenir mutiler ses petits et leur enlever le bec. Ce qui fut fait. Et c’est ainsi que furent délivrés les petits du pélican de la mutilation que leur faisait subir cette bête, quand elle-même fut prise par le pélican.
Et, de la même manière, le dieu bon avait fait ses créatures, et le dieu mauvais les détruit. Le dieu bon guidé par la sagesse, prit le dieu mauvais et le mit dans les ténèbres de l’enfer, et depuis lors le dieu mauvais ne peut détruire les créatures du dieu bon."

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

GENESE

Message par Invité le Mar 8 Mar - 19:43

Il y avait à la base un esprit, un désir d’élévation et de pureté. Parmi nos contemporains, certaines personnes ayant fait un saut de l’autre côté de la Méditerranée, ont ramené des écrits, des textes qui ont été traduits et, dans ces textes, nous retrouvons l’essence de la Parole des évangiles, mais surtout de l’esprit d’un apôtre en particulier.

Il est raconté qu'à l’époque il était le seul à avoir véritablement connu Aristote. Dans la recherche de pureté et d’élévation de l’âme, ceux et celles qui avaient foi en un avenir meilleur se sont attachés à vouloir intégrer dans leur vie quotidienne les messages de cet évangile. Ces préceptes, vous les connaissez, il s’agissait de l’humilité et de la vérité. Nous étions intéressés, interpellés à demeurer dans le cœur, dans l’ouverture à l’autre.

Il a été dit que nous pratiquions pour certains la chasteté, mais en fait ce qui était prêché c’était le respect du cœur comme temple de l’Esprit. Cet Esprit que nous vénérions était celui qui a été transmis à la Pentecôte, celui dont s’étaient emparés les prêtres et l’Eglise comme étant les seuls à pouvoir dispenser la grâce.

Or, à travers ces textes que nous avions reçus, qui avaient été préservés sans avoir été soumis à la censure de l’Eglise, nous avons reconnu les vrais enseignements, ceux qui prônent l’égalité, la solidarité, la fraternité, la bonté, mais surtout l’ouverture à l'"Etre Suprême" présent dans chacun et chacune.

Cet Esprit s’est répandu, a été partagé. A l’époque, il n’y avait pas de structures, il n’y avait pas de châteaux forts, il n’y avait que les êtres humains en quête de la vérité qui transforme. Il n’y avait que des hommes et des femmes en quête de la grâce divine, de l’amour de Dieu, d’un cœur à cœur avec le passé évangélique.

Peu à peu, les écrits ont été analysés, réfléchis, certains ont essayé d’instaurer d’autres règles, d’autres dogmes. Ils ont créé, dans leur désir d’élévation, une tour d’ivoire autour d’eux-mêmes. Ces êtres, qui aspiraient à goûter à la plénitude divine, ont fini par croire que seul l’Esprit était bon et que la chair était mauvaise car elle entraînait la chute, car elle empêchait la maîtrise de l’Esprit.

Il y a donc ceux qui se sont instaurés à leur tour comme détenteurs de la vérité, faisant de leur mieux, se réunissant, devenant solidaires pour se retirer peu à peu du monde de la tentation, de la chute. S’ils étaient demeurés connectés à l’Esprit d’évangile, ils auraient su que tout est bon et que tout est juste en ce monde, mais en voulant prendre du recul, en devenant à leur tour une structure, une religion, ils ont adopté une position dogmatique et extrémiste qui leur a valu des représailles de l’Église.

De la même façon par la suite, les troubadours se sont eux aussi campés dans une position radicale, mais à l’autre bout du spectre. Ils ont vénéré l’amour humain, divinisant le corps de la femme et recherchant, dans les jeux de séduction, un lien vers la plénitude du soi. Tout comme nous, ils avaient une vision limitée de l’amour : les premiers prêchant l’abstinence et les autres l’excès… plutôt que le véritable équilibre de l’âme ET de la chair.

Dans l’évangile, c’est vraiment dans l’amour des uns et des autres que nous retrouvons le chemin vers le divin : c’est dans l’amour de soi, dans le respect de nos besoins, de notre liberté, de nos choix, de ce corps qui nous a été prêté, que nous trouvons le contact du retour à l’origine de qui nous sommes réellement.

Vous qui aspirez à connaître les enseignements, il va de soi que vous cherchez à goûter à cet absolu qu’est l’amour divin présent en toute chose, présent dans toute vie ; non pas dans le sacrifice, l’abstinence et le refus de soi, mais bien par l’ouverture aux autres par la fusion de cœur à cœur entre humains, entre frères et sœurs non seulement en tant qu’hommes et femmes mais en tant que frères solidaires poursuivant les mêmes buts, recherchant à atteindre le même paradis, aspirant à goûter au bonheur à chaque instant.

Nombreux sont ceux qui ont recherché les trésors croyant que ce qui pouvait mener à la joie était la possession, les avoirs de ce monde, les richesses illusoires des grands seigneurs. En vérité ce que nous avons tenté de protéger ce sont les textes d’origine, ceux qui n’avaient pas été retouchés, ceux qui n’avaient pas été censurés et qui présentaient les paroles de celui que vous appelez le Messie et qui nous invitaient à retrouver l’amour, qui nous expliquaient que de vie en vie, d’existence en existence, nous poursuivons toujours ce même but, cette même quête de faire l’équilibre entre l’humain et le divin en nous-mêmes.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

La PERTURBATION

Message par Invité le Mar 8 Mar - 19:47



Pendant "La Perturbation", dans le royaume céleste un trou vint apparaître, le Malin y tomba et de nombreux anges le suivirent soit par choix, trompés qu'ils avaient été par le faux Dieu, soit par ce qu'ils furent précipités contre leur gré. Le Démon pour leur faire oublier qu'ils étaient anges, leur donna une enveloppe charnelle. Certains gardèrent leur âme pure et les autres qui avaient choisi de suivre la voix du Diable devinrent de mauvais hommes. C'est ainsi, que le monde terrestre fut créé et que le Bien, comme le Mal se retrouvèrent sur terre.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le "Livre des Deux Principes" ou comment le Bien et le Mal régissent le monde

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum