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Texte de Philipaurus au sujet du Concordat

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Texte de Philipaurus au sujet du Concordat

Message par séléna le Mer 23 Mar - 0:16

Philipaurus a écrit:Le Lude de passage en province Toulousaine écouta l'émoi provoqué par la décision du comte de déchirer le concordat pour la raison suivante :


Ce concordat ne peut être modifié ou annulé que suite à l'acceptation des deux parties, quelques soient les changements au sein du conseil du Comté de Toulouse ou de la Papauté.

Puis il écouta le vicomte Aldintethau déclarer
"
Je viens ici signaler que le Coms ne peut unilatéralement et légalement rendre caduque ce concordat. Le Concordat doit être soumis à un vote du conseil à la majorité ainsi qu'avoir l'aval de l'église pour ce faire. "


Vicomte merci de nous préciser que selon vous pour légiférer un comte ou un conseil devrait avoir l’aval de notre église. Merci de démontrer dans les faits en quoi ce traité est contraire à la libre suzeraineté du peuple et de ses conseils élus.

Cette question n’est pas que Toulousaine et ceci motive mon intervention, celle d’un homme d’état.

Avant cela, nous avons vu dans de multiples provinces des élus, conseiller, duc , comte ou maire, tenter de donner appartenance religieuse inaliénable à leur province ou à leur ville.

Au nom de leur religion ici ou de prétendue telle là.
Au nom de l’Angevinisme (Anjou), du Catharisme (Armagnac) ou de l’Aristotéliscisme.

Partout, en dehors du Domaine royale, se sont multipliés des accords léonins interdisant à un conseil ultérieur légitimement élu de remettre en cause une décision d’un précédent conseil, parfois même au mépris de leur propre droit (Bretagne). Accords léonins qui tous contiennent la même clause juridiquement insoutenable (en substance) :

« Cet accord ne peut être modifié ou rejeté sans accord des deux parties contractantes »


Modifié c’est le bon sens, rejeté c’est inacceptable !

Cette phrase ou d’autre qui ont le même sens sont inscrites, sauf rare exception, dans quasiment tous les concordats proposés et signés par l’église Aristotélicienne. Pour cette raison nous avons toujours refusé en Armagnac ,refusé d’en signer. Pour cette raison nous avons nous même déchiré le traité de la garde Episcopale.

En effet les représentants de l’église Aristotélicienne entendent bafouer les us et coutumes de notre royaume.

Nul conseil tenant ses pouvoirs de l’élection du peuple ne peut légiférer pour interdire aux générations suivantes de faire valoir les mêmes droits.

Il en est de même de l’obligation du baptême pour être élu. Ceci est contraire à la volonté de notre Roy Lévan, seul droit de droit divin.

Jamais il n’a demandé à personne de décliner ses appartenances religieuses avant d'être elligible. Qui ose au nom de sa religion se juger digne de modifier les règles établies par ce Roy de droit divin. Qui ose se trouver supérieur ?

Nul n’est obligé de décliner son appartenance religieuse en se présentant à une charge élective.

Nul élu n’est contraint de se sentir coupable de l’appartenance religieuse d’autres élus choisis par le peuple. Nul n’est contraint d’en répondre.

Nos conseils sont l’organisme décidé par notre Roy pour garantir la séparation de pouvoir et le libre arbitre donné aux hommes par Dieu. Vous n’avez pas à y toucher. Ni à rendre responsable l’un de ses membres des actions d’un autre.

A ceux qui justifient l’obligation du baptême des élus par l’exemple nous disons : l’exemple se meure s’il devient obligation.

A ceux qui nous disent « Est-ce un crime que de vouloir voir élus des gens qui ont appris à faire la part du bien et du mal en ayant reçu une instruction religieuse? »
Nous répondons : « Vouloir voir » est légitime, Mais qui êtes vous pour l’imposer ? Qui êtes vous pour penser que votre appréciation religieuse du rôle d’un élu est supérieure à ce qu'en a décidé notre Roy de droit divin ?


Avec Héraclius, grand connaisseur de l’appétit des hommes nous affirmons comme il le contresigna dans le concordat royal :

"L'Église et la Politique:

A savoir que la loi de Dieu est supérieure à celle des hommes, mais que Dieu a donné aux humains le libre arbitre.
Toutefois, ce libre arbitre est un droit individuel réglementé par la législation des hommes, nul ne peut aller contre ces lois sans se mettre en même temps hors de la cité. Dans cet ordre des choses, nul élu ne pourra se retrancher derrière ses convictions religieuses, pour participer à la création d’une législation locale allant à l’encontre de la volonté de l’administration royale. "


Nous, dans le sud ne sommes pas dans le domaine royal. Devons nous pour autant bafouer le droit du peuple ?

Je salut la décision du comte de Toulouse et j’appelle toutes les provinces du royaume à faire de même.

Bas les pattes devant le droit des peuples. Honte à ceux qui abandonnent leur devoir de conviction pour défendre leur religion et ont cherché à l’imposer par la loi.

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