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Livre I Des Cathares Rennaissants, tome 2 : la terre des hommes

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Livre I Des Cathares Rennaissants, tome 2 : la terre des hommes

Message par séléna le Jeu 17 Mar - 13:15

Livre I : Les fondements

Tome II : La terre des hommes

Chapitre I : Les premiers Royaumes


I. L’adaptation

Or, les sept enfants d’Oane qui s’étaient enfui, sans laisser le temps à leurs ennemis d’organiser une poursuite, durent s’adapter aux changements qu’avait connus le monde. Puisqu’il avait tué et mangé l’animal, voici que des entrailles de la terre sortait un animal qui à son tour tuait l’homme pour le manger. Puisque l’homme avait tué l’homme, voici les démons qui tenteraient de s’emparer de leurs âmes et d’en faire des barbares. C’est donc dans un environnement devenu, en partie, hostile à lui que l’homme, rescapé du déluge, dut apprendre à survivre.

II. Les sept royaumes

Donc, après une longue route, les sept enfants arrivèrent chacun à l’endroit que leur avait renseigné Dieu. Ils y bâtirent chacun un royaume avec un domaine royal. Les royaumes furent divisés en duchés, et en comtés, gouverner par une capitale et chacun avait son armée rassemblant les hommes de vocations. Ceux-ci devaient défendre les cités et les villages contre l’engeance du mal et des hommes qui s’y alliaient.

III. La gouvernance

Chaque duché ou comté comptait plusieurs villages qui avaient chacun leur ressources propres et distinctes, le verger, le port ou la foret. Dans chaque capital fût bâti un château pour les comtes, ducs et leurs conseillers. Dans chaque village et capitale une mairie fut construite pour le maire et ses conseillers. On creusa aussi des mines pour les ressources des comtés et des duchés.

IV. Le culte

Dans chaque village et capitale on éleva aussi une église et ainsi apparut les premiers « religieux » qui consacraient leur vie à prêcher l’amour de Dieu.

V. Nouveaux élevages et nouvel artisanat

L’homme se mit également à élever les vaches et les cochons pour les manger car la force était devenu nécessaire à la vie et ainsi apparut un nouveau métier, le boucher.

VI. La justice

Le péché et la faute accompagnaient l’homme mais pouvaient aussi l’habiter et lui faire commettre injures, vols, meurtres ou toutes autres choses trouvant sa source dans le mal. Alors, en plus du repentir donné par les religieux, l’homme créa sa justice qui condamnerait les fautes portant préjudices à autrui.

VII. Le commerce

Afin de répondre à ses besoins, l’homme se déplaça d’un village à l’autre pour échanger ses ressources ou le produit de son artisanat. Ainsi naquit le commerce et les marchés. Pour fixer la valeur des denrées l’homme frappa l’écu dans le métal précieux.

VIII. Le gredin

Parmi les hommes qui n’écoutaient pas l’enseignement de la foi de Dieu, était le gredin, détroussant ses semblables le long des routes.

IX. Le bonheur

Parmi les hommes de cette époque en fut un célèbre dénommé Youp dit « le hilare ». Venant d’un village du nord. Son nom se prononçait « Youp hilère » dans le patois local. Tous étaient étonnés de son hilarité permanente et de son excellent moral qu’il qualifiait lui-même, en bredouillant, de perpétuelle « boulasse » !
Un jour, Youp, qui avait promis de livrer le secret de son moral, invita les habitants de son village chez lui et leur servit de la bonne bière bien fraîche et mousseuse à souhait. Tous, alors, avaient les yeux pétillants. Youp leur montra dans un petit bocal la levure qui permettait avec de l’eau de transformer le blé en bière. Dès lors, chaque soir les villageois revenaient en nombre pour écouter les mystères de la fabrication de la bière mais aussi et surtout pour en boire et s’amuser. Ainsi naquit la première taverne et Youp fut le premier tavernier.


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Message par séléna le Jeu 17 Mar - 13:17

Chapitre II : La connaissance

I. Le rêve

Alors, les sept enfants d’Oane arrivèrent au crépuscule de leur vie et ce soir là ils firent tous le même le rêve. Ils étaient rassemblés, tous ensemble, assis sur l’herbe verte d’un pré. Ils étaient soucieux du résultat de leur vie.
Ensuite ils virent l’onde de l’eau qui était apaisante mais ils étaient toujours assis ensemble et se voyaient pourtant dans le reflet de l’eau. Ils étaient surpris car ils se voyaient jeunes. Puis, ils entendirent une voix du ciel et levèrent les yeux au ciel. Celui ci s’ouvra et des nuages colorés faisaient des nuées qui vibraient au son de la voix. C’était comme un orchestre en harmonie, comme si les anges du soleil parlaient pour dieux. Dieu dit :
« Maintenant, je vais récompenser vos efforts, Enfants d’Oane. Ce que vous avez voulu préserver, vous pourrez l’enseigner par la connaissance avant de mourir. Je vous donne l’écriture que vous coucherez sur le papier et dans les livres. Vous pourrez enseigner les langues par les livres et ainsi vos peuples pourront à nouveau se comprendre. Ce cadeau que je te fais, use en avec habilité d’esprit, car celui qui aura la connaissance ne pourra plus dire qu’il ne savait pas. »
Alors sur eux, descendit une colombe blanche qui leur donna la connaissance. Puis, ils entendirent à nouveau la voix de Dieu.
« Vous écrirez l’histoire tel qu’Oane vous l’a enseignée et que vous l’avez vécue. Ensuite mon nom sera oublié car vos descendants useront de la connaissance pour goûter au pouvoir. S’en suivra le temps des prophètes à qui sera révélée l’histoire tel que vous l’aurez écrite et qui guideront les hommes qui se souviendront à moi quand on leur parlera de moi. »
Soudain voici qu’ils étaient à nouveau assis dans un pré à regarder l’herbe comme si rien n’avait changé. A ce moment, ils se réveillèrent. Chacun savait qu’ils avaient tous fait le même rêve.

II. L’écriture et l’université

A leur réveil, ils étaient tous doués d’écriture. Ils se mirent alors chacun à écrire l’histoire du monde dans leur propre langue. On enseigna alors l’écriture, les langues et les idées convaincantes contenues dans les écrits des enfants d’Oane. Ainsi les premières universités virent le jour.

III. Le courrier

Parmi Les femmes, souvent plus studieuse, en était une singulière que l’on nommait « Lapaûst ». Elle utilisa un pigeon voyageur pour échanger rapidement des messages écrits avec ses correspondants et appris ainsi plus vite, sans devoir être continuellement présente sur la première gargote qui ne désemplissait pas.

IX. Les artistes

A ceux qui avaient le cœur et l’âme pure, ou lavée de leurs péchés, la connaissance permettait à dieu de se manifester dans leurs pensées et dans leurs actes.
Ceux qui avaient nourris leurs vies du « bon enseignement» se mirent à pratiquer spontanément l’art, écrivant poèmes et chansons, jouant de la musique, peignant les paysages que dieu avait donné à voir ou sculptant la pierre pour magnifier le quotidien. L’homme aimait se raconter son histoire et la jouait en comédie ou tragédie par la grâce de l’interprétation des artistes comédiens.

IV. L’arc-en-ciel

Alors que les sept enfants d’Oane avaient accompli leur mission, l’heure du trépas avait sonné pour eux. Ils moururent tous le même matin. On vit leurs âmes s’élever et se rejoindre jusqu’au soleil naissant de l’aurore.
A dater de ce jour, depuis le soleil, ils font rayonner dans la lumière des sept vertus sur le monde pour guider les hommes. Lorsque la lumière du soleil se décompose dans les gouttes de pluie, on peut les voir apparaître en sept couleurs formant un arc dans le ciel.
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Re: Livre I Des Cathares Rennaissants, tome 2 : la terre des hommes

Message par séléna le Jeu 17 Mar - 13:31

Chapitre III : Les inégalités

I. Les castes

Avec la Connaissance, la pyramide de l’évolution de l’homme trouvait son sommet. Tous pouvaient maintenant, par ses propres reflexions, prendre conscience de sa nature et choisir librement son destin.
Alors les castes apparurent ; il y avait les vagabonds, les paysans, les artisans et les érudits.

II. Le vagabond

Le vagabond n’a rien que des haillons sur la peau, quelques planches qui définissent son logis et à peine de quoi manger. Les tâches les plus basses l’attendent. Pourtant, si il ne baisse pas les bras et avec l’humilité nécessaire pour supporter sa condition, le vagabond obtiendra rapidement une petite propriété et une parcelle de terre à exploiter.

III. Le paysan.

Il devient alors un paysan. La vie n’en est pas moins rude. Mais avec de petits revenus en plus et beaucoup de patiente, les plus débrouillards, qui parviennent à mettre quelques écus de côté, peuvent s’acheter des vêtements et parfois même se nourrir d’autres choses que de pain.

IV. Les artisans

Quand il en a alors les moyens, le paysan se fait construire un atelier pour exercer un artisanat. Ce faisant, il a maintenant un métier et sa vie d’artisan lui permet enfin de goûter à une certaine quiétude de la vie.

V. Les érudits

Lorsque leur métier leur avait offert une bonne rentabilité. Les plus nantis investissaient leurs richesses dans la connaissance et la lecture des livres, mais aussi dans les habits qui les distinguaient de leurs pairs. Ceux là furent appelés les érudits, ils permettaient alors aux villages de pratiquer une économie à grande échelle en brassant des échanges de plusieurs milliers d’écus à la fois. Ils organisèrent la justice et les livres de lois. Certains pratiquaient la médecine qui guérissait des maux de la vie, d’autres l’art de la guerre en organisant des armées et leurs déplacements stratégique. Enfin, les « religieux » qui désiraient ordonner les sacrements se devaient d’être Erudit ; car alors leurs connaissances leurs permettaient de traduire avec substance les textes de la foi, ce qui donnait du bonheur et renforçait les idées des gueux qui les écoutaient.

VI La confiance

Entre eux, du vagabond à l’érudit, les hommes pouvaient s’accorder leur confiance, signe de fraternité et d’entraide. Signe aussi de la possibilité d’un destin commun. La confiance aidait l’homme à évoluer et magnifiait la société humaine.

VII Les inégalités

Mais les efforts de l’homme pour s’organiser ne purent vraiment vaincre son aptitude à tendre au pêché et à aimer ce qui est détestable, aidé en cela par les démons mal veillant.
Ainsi il apparu comme naturel que l’homme d’expérience se sentit supérieur aux autres par son savoir et sa connaissance.
Les inégalités devenaient de plus en plus marquantes. Au lieu de s’aider, certains profitaient de la faiblesse des autres. La spéculation et l’esclavagisme apportèrent bientôt la détresse dans les villages. On ne se souciait plus du vagabond qui mourrait de malnutrition. Ceux là, qui trouvaient normal que les forts s’enrichissent au détriment des plus faibles étaient sourds à l’enseignement de la foi de Dieu et creusaient des fossés de disparités entre les hommes.

VIII. Les nobles

L’homme se cacha tant et si bien de ses faiblesses que pour justifier et tempérer la domination de l’homme sur l’homme, on lia au sang et à la terre les acquis de chacun et l’on désigna des nobles.
Sur base qu’Oane et ses fils avaient été Roi, l’on donna des titres et des terres à ses descendants ainsi qu’aux gouvernants des comtés et des duchés. Ceux là, les nobles, sont détenteur de leur sujet au même titre que de leur propriété. Ainsi les inégalités furent acceptées comme une fatalité dont on ne s’affranchit que par l’allégeance.
En fait, l’homme qui se cache de la vérité sera soumis au joug des siens. Dès lors, les hommes sans foi, ne prièrent plus pour la justice mais pour que soit bon leur seigneur.

IX. Le libre choix


Mais Dieu avait donné à l’homme le libre choix de son destin et qu’il soit vagabond ou nobles sa vie est d’égale mesure pour Dieu. Seul compte pour Dieu les actes des hommes et leur fidélité à la vertu. C’est cela que Dieu regarde.
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Re: Livre I Des Cathares Rennaissants, tome 2 : la terre des hommes

Message par séléna le Jeu 17 Mar - 13:33

Chapitre IV : La diaspora de l'homme

I. La polarité

Dieu avait fait les choses parfaites si bien que comme il faut deux points distincts pour tracer une ligne, les forces qui régissent l’univers se polarisent. Ainsi le bien et le mal se cotoyaient maintenant dans le quotidien de l’homme sans pour autant que ses deux forces ne se combattent entre elles. Chacune ayant, en quelques sortes, sa propre autonomie et ne se mélangeant pas à l'autre.

II. La source

Pourtant une chose différenciait la nature du bien et du mal. C’était leur source et l’homme de foi sait que le mal n’est pas là où est le bien.

I. Les successions

Ainsi le mal pris place dans le monde et à la troisième génération d’homme, Des guerres de successions et des meurtres fratricides eurent lieux. Les royaumes se disloquaient et sur ses ruines naissaient de nouveaux royaumes que ce partageait les puissants entre eux.

II. Les terres brûlées

Les universités furent pillées et brûlées. Puis, sans possibilités de vie sur les terres brûlées et décimées par les guerres, des groupes d’hommes s’exilèrent au sud ou à l’ouest. D’autres fabriquèrent des bateaux pour chercher asile au-delà des mers. Ils bâtirent de nouvelles communautés aux cultures variées. Ce qui restait de la connaissance était interprété ou parfois réécrit. D’autres tentaient de préserver la foi enseignée de Dieu, tel qu’originellement, pour autant qu’il en avait compris le sens.

III. La diaspora

La terre se retrouva peuplé d’homme épars, aux croyances et aux rites différents. Chaque nouveau peuple avait aussi sa langue. Bientôt il se différenciait aussi par la couleur des cheveux et même de la peau si bien que peu savait encore qu’ils étaient tous frères.

IV. La vulnérabilité

Dieu n’intervenait plus, L’homme était livré à lui-même. Dorénavant Dieu ne lui indiquerait plus d’endroit pour s’établir, l’homme devra se confronter aux éléments et les dominer s’il veut un toit. La vie de l’homme fut raccourcie considérablement. Rare étaient ceux qui vivaient plus d’un siècle. La maladie les tuait tous bien avant. Accablé et sans assistances face aux maux de la vie, l’homme se livra bien souvent à l’adoration de moult divinités espérant leurs bénédictions au cours de sa courte et fragile vie.

V. Le monde sauvage de l’homme

Le monde fut alors appelé « Terre des hommes ». Ainsi commença l’âge des clans et des tribus.

VI. La clôture du premier enseignement.

Ainsi se clôt le premier livre de l’enseignement de la foi de Dieu, seul vrai créateur du monde et des royaumes. Contre sa volonté, nul ne peut s’opposer et rien de ce qui est mal ne peut venir de lui ni même le toucher.

Ce que j’ai lu, je l’ai transcrit au monde
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